DADS & JOBS #1 : SYLVAIN – LES PAYSAGISTES À VÉLO

Sylvain, Dad de 3 enfants nous parle de sa vie de papa et de sa petite entreprise strasbourgeoise "les paysagistes à vélo "...

Sylvain, dad de 3 enfants a décidé après plusieurs années comme salarié de se lancer dans l’entreprenariat ! Sylvain nous parle de son cheminement professionnel, de sa passion pour le voyage, de ses valeurs et de sa petite entreprise strasbourgeoise: les paysagistes à vélo !

MI : Parles nous un peu de ton parcours de vie jusqu’à présent

Une fois le bac en poche, j’ai décidé d’aller habiter à Biarritz car surfer était vraiment ma passion, je ne me souciais de rien, je vivais de la débrouille, de la même façon quand j’ai décidé de partir en Australie, c’était la débrouille !

Tant que je n’avais pas de responsabilité financière, je me fichais un peu de mes finances et le quotidien était assez doux malgré tout …

J’ai fait des études de paysagiste avec un BTS ainsi qu’une spécialité dans la conception assistée par ordinateur. Si je veux être honnête, je crois que j’ai plus appris avec mes voyages qu’avec mes études . Travailler le jardin a toujours été une passion, la transmission de mon amour pour les plantes également. Travailler la plante c’est ce qui demande le plus de réflexion dans notre métier alors je crois bien que depuis toujours ce métier m’était destiné.

D’un naturel hyper timide, les voyages et la rencontre avec les gens m’ont débridé, j’ai appris à me débrouiller, les voyages m’ont fait murir. Je pense d’ailleurs que le système scolaire actuel ne valorise pas encore assez les voyages à l’étranger pour les jeunes.

« Le voyage a fait l’homme que je suis aujourd’hui… »

En Australie, j’ai rencontré Manuela, une charmante italienne qui deviendra plus tard ma femme.

Nous sommes rentrés ensemble en France puis en Italie à Turin puis à Rome.

Nous avons eu nos 3 enfants (aujourd’hui 10,8,6 ans ) là bas avant de revenir en France en 2016 et de poser nos valises à Strasbourg où nous avions un peu de famille.

MI : Quel dad es tu ?

Un dad relativement cool et toujours très présent. J’apprends chaque jour avec mes enfants, je me suis découvert une personnalité que je ne connaissais pas de moi en devenant papa.

MI:  Quelle(s) qualité(s) souhaites tu que tes enfants retiennent de l’éducation que tu leur donnes ?

Le respect des autres et l’ouverture d’esprit, arriver à comprendre le choix que font les autres sans les juger.  Faire ce qu’ils veulent faire pour eux mais pas pour faire plaisir aux autres.

MI:  En 2016, tu as commencé à Strasbourg un job de paysagiste que tu as poursuivi pendant 5 ans et puis tu as décidé de te lancer dans l’aventure de l’entreprenariat, peux tu nous en dire plus ?

J’ai  eu besoin d’avoir un nouveau challenge, je voulais faire quelquechose qui n’existait pas , qui sortait de l’ordinaire .

Ce n’est pas forcément l’entreprenariat qui m’a attiré, mais plus le concept de faire mon métier à vélo, de repartir à zéro .

Je maitrisais mon métier de concepteur en paysage que j’exerçais depuis presque 20 ans en bureau d’études. Mais j’avais une vraie motivation pour exercer mon métier différemment.

Quand on se lance dans un nouveau concept,  comme c’est mon cas , il faut tout revoir, de l’ organisation personnelle à la logistique .

A vélo ce n’est pas toujours facile de faire mon métier, mais l’aspect écologique m’a beaucoup plu.

Réduire mon périmètre d’action à ma ville, Strasbourg, me rapprocher de mes clients .

Et puis de développer mon entreprise à Strasbourg , une ville qui fait beaucoup pour le développement du vélo mais une ville qui compte pourtant peu d’entrepreneurs à vélo.

Je trouvais que je m’étais trop éloigné de mes clients. Le client n’était plus géré comme je le souhaitais initialement dans ma philosophie.

Mon métier, entre autres, c’est de transmettre ma passion pour le végétal, pour la plante, pour les jardins.

C’est aussi pour cela que dans ma démarche je propose le chantier participatif.

MI : Le chantier participatif ? c’est quoi ?

Ce sont les clients qui font avec moi, cela peut être sur une demi-journée, deux jours, en fonction du temps qu’ils ont, c’est valorisant pour eux, ils réalisent leur jardin en faisant aussi des économies.  C’est très gratifiant autant pour eux que pour moi, généralement toute la famille participe. La transmission est vraiment au cœur de ma démarche de pure confiance.

Parfois j’aimerais ‘enlever’ cette relation client/professionnel , ce n’est pas possible mais dans un monde idéal j’aimerais gommer cet aspect…

MI : Qu’est-ce que tu aimes dans cette « nouvelle » activité ?

J’aime mon indépendance, je peux gérer mon temps comme je veux.

J’aime le relationnel que j’ai réussi à intégrer avec eux au jardin ou sur la terrasse car oui je gère beaucoup de terrasses. C’est d’ailleurs mon domaine de prédilection la terrasse 🙂

Dans ma nouvelle activité , j’ai le relationnel avec mes clients du début jusqu’à la fin :

prendre leur projet, apprendre à les connaitre, connaitre leurs attentes , remettre l’échange au cœur de la relation.  C’était aussi cela que je cherchais : avoir le temps de m’intéresser aux gens.

Le jardin et la terrasse sont les reflets extérieurs de la personnalité et des goûts de mes clients.

MI : Qu’est-ce qui est le plus important pour toi dans le métier de paysagiste ?

Travailler la plante, travailler le végétal , réintégrer le vert, mettre du vert partout y compris dans son moyen de déplacement. Le vélo est en accord avec ma philosophie.

C’est pour cela que je travaille essentiellement du bois, de la plante et éventuellement de la pierre naturelle si besoin, j’essaye toujours de faire des jardins sans aucun béton.

Voilà des années qu’on bétonise nos espaces, on se retrouve avec un climat qui est sacrément déréglé et il y a une urgence climatique qui justifie l’intégration des plantes et des végétaux en ville . C’est pour cette raison aussi que j’aime travailler en milieu urbain, il y a de multiples possibilités d’apporter du vert. Une fois que les gens sont bien conseillés  et accompagnés, on arrive à apporter des poumons de fraicheur dans les petits jardins .

Avoir beaucoup de plantes ne signifie pas avoir beaucoup d’entretien !

Je peux travailler à vélo car justement j’évacue très peu de déchets … tout est réutilisé au jardin. Ce que tu prends au jardin tu peux souvent le laisser au jardin … et en plus ces transformations sont souvent belles.

Il doit y avoir une prise de conscience dans nos villes et si je peux participer à mon niveau à la végétalisation des terrasses de ma ville alors c’est déjà bien …

MI : Quelle relation souhaites-tu avoir avec tes clients ?

Comme je le disais plus haut si je pouvais ne jamais avoir cette relation client prestataire ce serait l’idéal  🙂  D’ailleurs dans ma signature de mail je signe Sylvain et pas Monsieur Studer 🙂 c’est plus sympathique et dans mon métier j’apporte à mes clients le plaisir de profiter d’un extérieur.

J’aime qu’il y ait un échange, quand je fais un devis à un client, j’aime avoir derrière un échange avec le client, savoir ce qui lui a plu et pas plu et comprendre pourquoi, c’est primordial pour avancer ensemble .

MI: Toi même tu as grandi dans une famille qui t’a inculqué des valeurs.  Laquelle reste la plus présente et la plus importante à tes yeux ? Comment utilises-tu cette valeur dans ton métier au quotidien ?

Je dirai le respect de la vision différente et pas imposer mes choix. Je peux conseiller mes clients mais je ne peux pas leur imposer mes choix. Je ne forcerai jamais quelqu’un car c’est absolument comme cela qu’il doit faire. Il y aura toujours ma touche comme un décorateur d’intérieur mais c’est toujours le client qui décidera. C’est aussi mon travail de lui apporter le conseil nécessaire et qu’il ne prenne pas une décision sans connaitre toutes les conséquences de ses décisions. 

MI: Quel est le conseil que tu donnerais aux parents voulant se lancer dans l’aventure de  l’entreprenariat ?

Il faut le faire parce que tu sens au plus profond de toi que ça te fait vibrer, tu as une réelle motivation, l’argent ne doit pas être la première motivation.  Il faut que cela vienne d’une envie profonde.

Je fais plein de choses parce que j’y prends du plaisir. Prendre du plaisir est vraiment le moteur de l’entrepreneur pour moi.

MI: Comment gères tu ta vie professionnelle et ta vie de Dad actif ?

J’adapte mon travail et mon planning au maximum aux besoins de mes enfants mais ce ne sont pas mes enfants qui décident 🙂

Je m’adapte par rapport à ce qu’ils font. Ils ne sont plus bébés donc j’arrive à gérer mon travail sans que le bien être de mes enfants ne soit altéré.

TES COUPS DE CŒUR ?

#Un hôtel (ou plusieurs) que tu pourrais dire « kids – friendly » en dehors de Strasbourg (ça peut être partout dans le mooooonde entier ) ?

Un super camping pour les amoureux de la nature. Lago di Catel San Vincenzo dans la région Molise.

https://www.oasidellemainarde.com/

Un Bon Plan resto (ou plusieurs) « kids- friendly »  et « dads happy » où tu prends plaisir à aller avec ta famille ? 

Pas tout près mais ici :

L’Isola dei Sardi 2 a Rome, quartier Garbatella. Spécialité de poissons

http://www.isoladeisardidue.com/

Une recette rapide et simple que tu aimerais partager ?

Cuisine indienne, Naan nature et Dahl de lentille corail. Mes enfants adorent car tu manges avec les mains 🙂

https://www.pankaj-blog.com/2015/10/pains-indiens-nans-a-la-poele.html

https://cuisine-addict.com/dahl-lentilles-corail/

 

Pour contacter Sylvain : 

LES PAYSAGISTES À VÉLO – Sylvain Studer 

Tel.: 07 67 60 50 26 Email: sylvain@lespaysagistesavelo.fr

https://www.lespaysagistesavelo.fr

 

 

 

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